Couple d’autos pour un couple

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Petit article. L’objet. Pas vraiment un coup de cœur, mais un petit sujet qui me titillait depuis l’âge de 13 ans.

Voici deux autos qui ont rejoint ma collection il y a quelques mois. Leurs carrosseries sont étonnantes d’une part, et leurs similitudes le sont d’autre part.

Commençons par la plus baroque des deux. C’est une Phantom V de 1966, habillée par James Young. Il est surprenant, pour ceux qui connaissent un peu sont travail, qu’il ait pu commettre une telle caisse, mais pas tant que ça, quand on sait que s’il proposait généralement ses dessins aux clients, ceux-ci pouvaient aussi avoir des exigences… particulières.

Cette limousine de pas loin de six mètres est conçue pour sept occupants dont le chauffeur. Evidemment, les compas sont factices car en aucun cas cette auto n’est découvrable. Seul le (petit) toit est ouvrant, et est d’ailleurs bien amovible sur la miniature, et permet donc de profiter d’un intérieur détaillé de bon facture. Plus choquant encore, est l’adoption des optiques Lucas P100, qui dénotent fortement sur cette carrosserie dessinée pour intégrer les feux comme ils l’étaient sur toutes les voitures contemporaines. Et les petites lanternes ? Ne sont-elles pas « cute » ? Et le projecteur central devant la calandre ? D’un autre âge, n’est-ce pas…
Justement ce sont toutes ces fausses notes qui font de cette auto une curiosité. Les couleurs mêmes et le cannage en font, dans son genre, une auto… homogène.

Etonnant, non ? !

Observons donc une seconde auto. C’est aussi une Phantom V. Comme ces châssis étaient destinés à être carrossés suivant les désirs du client, ce véhicule montre combien on peut faire différent d’une voiture à l’autre. Immense voiture aussi, elle n’est pas elle une limousine sept places, mais un coupé deux portes ! Plus à cause d’une contrainte de matériau (le métal blanc) qu’à cause d’une mauvaise lecture des lignes de la vraie voiture, le montant de custode est trop épais, et ne traduit pas le travail reconnaissable de James Young. Oui ! C’est bien le même carrossier qui a produit ces deux voitures. Et celle-ci à l’allure plus moderne, enfin moins hétéroclite en fait, est plus vieille de cinq ans.

Curieusement ce sont aussi les mêmes couleurs ! Tiens, tiens…

Même famille ?

Les anglicistes amateurs auront remarqué les plaques d’immatriculations particulières. C’est cela. Il y a bien « la sienne » et… « la sienne ». Enfin, celle de Madame, et celle de Monsieur.

Elles appartenaient bien à un couple New-Yorkais à la fin des années 1960. C’est sur le cliché suivant, que je les avais découvertes en 1980, année où j’avais acheté, les yeux brillants, mon second livre sur les Rolls-Royce. Pas une encyclopédie sur la marque, mais plutôt une approche assez libre sur les Rolls-Royce et leur extravagante clientèle.

Extrait du livre de Borgé & Viasnoff

Max Kernick, bien connu dans le microcosme des collectionneurs de miniatures artisanales au 1/43, propose sous le label TOP-MARQUE, cet ensemble. Avec un peu de montage, vous pouvez les prendre en photo devant une photo de rue de New-York, ou vous constituer un petit diorama « historique ».

Commes les vraies, elles occupent une certaine place

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