Une Dinky-Toys vaut une fortune !

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3 mai 2010

J’entends ici et là que les Dinky-Toys valent des fortunes. C’est vrai. Pour quelques pièces exceptionnelles.

7 déc. 2014. Allez j’abrège votre souffrance, allez voir une Dinky-Toys vendue trop cher.

Sinon ça vaut de 10 cts, quand trouvée sur un vide grenier à une bonne centaine d’euros pour un modèle neuf en boite chez un professionnel pour des pièces courantes. Et quelque soient les marques et les époques.

Ne sombrons surtout pas dans la précipitation. Non !

Voyons quelques exemples :

Commençons par la rare Citroën DS présidentielle en boîte bleue. Pas la plus rare des Dinky, loin de là. Mais elle s’échange régulièrement à 2.000 € ou plus.
En connaissant aujourd’hui le fin mot de l’histoire, on peut penser qu’il est peut-être excessif d’y consacrer de telles sommes.
Une source digne de foi, explique qu’il a acheté à cette époque, et après livraison de la commande elyséenne, une partie du stock restant, dont l’usine avait beaucoup de mal à se défaire. En plus de ses 110 modèles achetés, il estime qu’il restait chez le fabricant entre deux et trois cents modèles…
Et en avril 2010, pas moins de 4 exemplaires ont été proposés par des maisons d’enchères spécialisées à travers le monde… Un de mes amis en acheté une autre en début d’année. Et encore je ne trace pas ces autos, c’est pour dire.

Il suffirait donc qu’il se dise que c’est cher pour que ça le devienne ?

Je crois…

Autre exemple : la Rolls-Royce Solido « Goldfinger ».

Reconnaissez-vous les personnages ?

 

Concrètement ? Une peinture spécifique, deux personnages qui ne sont pas à l’échelle, un boitage dorée on ne peut plus… amateur. Ah oui, c’est une série limitée à 100 exemplaires numérotés, editée en 1994.
Faisons simple, j’ai recherché les ventes sur une dizaine d’années, auprès d’une maison d’enchères. Voilà, les sommes dépensées (prix au marteau, plus les frais, et change en fonction du cours de la devise) pour ce même modèle toujours neuf en boite.

Les sommes sont en euros !

Vous pouvez le constater, ça s’est calmé depuis quelques années. Pourtant, le produit est le même…

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Dernier exemple que je connais bien et qui rejoins le propos premier de cet article et montre à quel point l’état de l’objet influe sur son prix. Et méfions-nous des descriptions que certains vendeurs peuvent faire. Superbe, excellent, très belle… enfin tout ça pour dire souvent qu’il reste un peu de peinture sur l’objet et qu’il ne manque que quelques pièces, à savoir la moitié de celles qui composent, par exemple une Dinky des années 50 typiquement composée d’une caisse, d’un plancher, deux axes de roues, quatre jantes et autant de pneus.

Le modèle en très bon état se négocie aux environs de 80 € avec sa boîte, celui qui est à ses côtés vaut moins d’un euro.

Quand on retrouve une Corgi, une Soldio, toute écaillée, avec un pare-brise fissuré et des pneus fatigués, il y 99,99% de chances que ça ne vaille pas plus que le prix du métal.

 

Une note d’optimisme pour finir.

J’ai trouvé ceci, chez un marchand, pour le prix d’un Dinky-Toys Atlas.

So british

Coloris typiques des jouets des années 1960

20 mai 2010

Cela méritait une suite, et pour ne pas trop perdre le fil je vais faire une transition facile.

La même auto (même camion avion, bateau ou autre) voit évidemment son état influer sur sa valeur.

Alors, quand un vendeur, annonce humblement que la Dinky qu’il propose présente « DES TRACES D’USURES MAIS BON ETAT POUR L EPOQUE » on peut se demander ce que serait un jouet en mauvais état. Le pire c’est que cette auto fut mise aux enchères (comme si quelqu’un pensait proposer plus !) sur un site bien connu, pour la modique somme de 30 euros. Soyons clair, même sur un coup de folie 5 euros serait une fortune.

Epoque ou pas, elle est minable

Ce que ces personnes semblent ne pas comprendre, ou feignent d’ignorer en pensant qu’un naïf peut toujours se laisser prendre, c’est qu’un internaute est tout de même capable de comparer les offres, du moins sur ce même site.

Mais il y a sans doute quelque chose à approfondir. Beaucoup ne cherchent même plus ailleurs tant l’offre est pléthorique en un seul « bazar » géant. J’en ai fait l’expérience en offrant, exactement sous le même libellé avec les mêmes photos, un produit sur un site de vente, un petit camion en plastique au 1/43. A 15 euros il ne trouva pas preneur. Il partit la semaine suivante à plus de 45 euros sur le site des enchères universelles…

Un de mes jouets d'enfance. Il me reste le même modèle avec couleurs inversées.

Il faut fouiller, et cela les professionnels déclarés (ou particuliers trop heureux de gagner pas mal d’argent, en omettant étourdiment d’en avertir le fisc), l’ont bien compris.

On peut donc faire de bonnes affaires chez certains commissaires priseurs. Et ceci d’un simple clic. Je vois fréquemment des objets achetés auprès des maisons d’enchères réapparaître en vitrine (web) de professionnels sous quinzaine. Parfois même aux enchères sur d’autres sites.

Il est tout à fait normal d’être rémunéré pour un travail. Mais dans quelle largeur rétribuer quelques clics ? Peut-être raterais-je moi-même quelques bonnes occasions, puisque j’en parle maintenant autour de moi, mais à terme si nous faisons nos emplettes directement auprès des maisons d’enchères, nous pourrions éviter de payer certaines pièces à prix d’or. Et si la pièce un peu convoitée mais rare, est un peu hors budget, le prix de l’argent reste inférieur au surcoût auquel on pourra le racheter plus tard une fois en vitrine marchande par Mercure !

La rétention d’information, dans quelque domaine que ce soit, n’a toujours servi à certains qu’à en dominer certains autres. Allez donc voir les ventes Vectis ou Collectoys pour ne citer que les plus connues et qui offrent une facilité d’accès réelle.

Pas si simple cependant.

La toile a des effets pervers. Elle a permis aux vendeurs, dans un premier temps, d’ouvrir les portes de leur boutique au monde entier. Un vendeur spécialisé dans le jouet ancien a par exemple vendu sur le net plus de 45.000 objets. Mais rapidement les particuliers ont aussi proposé leur propres Dinky ou autre CIJ dont ils voulaient se défaire.

Eh bien ?, me direz-vous ! La concurrence est plutôt saine et bénéficie à l’acheteur. Non, les particuliers avides ont voulu vendre au même prix que les professionnels, sans en offrir le service, ni surtout la garantie, tant en matière d’état que d’authenticité, point ô combien important. Et forcément les prix ont monté comme par enchantement. Un particulier propose une Dinky courante à prix d’or. L’acheteur lambda se dit que ce doit être le juste prix puisque il ne trouve rien à moins. Le professionnel, lui, se voit contraint d’augmenter ses prix pour conserver ses marges car les particuliers sont gourmands (et sont en plus persuadés d’être assis sur un tas d’or, qu’ils ne veulent pas laisser à vil prix !).

J'ai honte, mais c'est souvent vrai :(

Evidemment les bourses des collectionneurs ne sont pas sans fond, et au delà d’un certain prix ceux-ci n’achètent plus (ne perdons pas de vue cependant l’aspect parfois compulsif de la collection). Donc on ne peut pas gonfler les prix indéfiniment. Ils ont été seulement, par ce processus, nivelés par le haut.

Aujourd’hui on observe aussi un phénomène dont je ne peux dire de quelle façon il pourrait influer sur le marché. Les vendeurs laissant leurs collections partir sous le marteau des commissaires-priseurs, commencent à retirer certaines pièces des ventes, pensant pouvoir, grâce à internet en tirer un profit plus grand en vendant eux-mêmes.

Evidemment le marché des pièces rares à exceptionnelles n’obéît, lui, pas vraiment à des règles précises. Pas de dépression pour ce marché dans le marché.

La meilleure des affaires est finalement celle qui récompense la patience. Que ce soit chez un professionnel, en enchères ou en prix fixe, il faut savoir laisser partir une bonne affaire tant que l’on ne l’a pas formellement reconnue. C’est en observant le marché, pour les pièces que l’on convoite que l’on est sûr, non pas de faire le hold-up du siècle, mais au moins de ne pas y laisser trop de plumes.

Entre-nous, je ne suis pas docte dans mon discours, car vous vous en doutez, je suis passé par pas mal de mauvaises affaires avant de n’en plus faire.

25 mai 2010

Encore ?

Oui, car les médias, toujours prompts à vulgariser tous les sujets, ce que je trouve par ailleurs être une qualité, ont diffusé samedi sur France 2, ce reportage.

Vraiment, j’ai aimé. Mais le prix annoncé pour le Panhard Esso (250 euros annoncés) est celui d’un professionnel parisien respecté, mais qui vous propose d’entrée 10% sur les prix affichés, même lorsque vous êtes un parfait inconnu.

Voilà donc ! Le quidam retrouvant, par exemple après le décès d’un aïeul, un camion Dinky-Toys identique, va être persuadé qu’il vaut 250€ et pas un sou de moins. Evidemment, il n’aura pas prêté attention au fait que l’absence de boîte le déprécie aussi sûrement que les éclats qu’il présente ici et là… et qu’il est un particulier sans charges à payer.

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