Le petit suisse tout jaune.

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Les chemins de la collection sont souvent tortueux !
Saurer [ou plutôt FWB] ? Je ne connais pas !
Les bus ? J’en ai deux. Un que j’avais étant gamin. L’autre parce qu’il a un équipement électrique et une belle boite. Justement, c’est par le biais d’une boite que mon troisième bus est arrivé…
Parmi les anciennes reproductions de Rolls-Royce, la Silver Cloud de Mercury est une miniature que j’affectionne particulièrement, ainsi que ses étuis qui participent à son charme. Lorsqu’un collectionneur m’a proposé certaines pièces de son enfance, je me suis retrouvé avec des voitures de première main, et des emballages vides d’autos, qui à force de trop rouler n’avaient jamais regagné leurs boîtes, ou avaient échoué dans une casse quelconque.
Des étuis étaient ceux de mes modèles qui s’en trouvaient dépourvus.

Examinons enfin cet autocar postal proposé par Mercury, uniquement pour le marché suisse en 1957, soit cinq ans (sous toute réserve) après l’apparition du Saurer sur les routes.

Les jantes sont caractéristiques, pas du modèle, mais du fabricant. Et elles sont du type de celles que l’on retrouve, qui sur une Fiat 500, qui sur une Studebaker, un camion Saurer, ou une Bentley S1. Le moulage comme toujours chez Mercury est tout à l’honneur des maquettistes transalpins. Malgré l’échelle, la gravure est fine. Et si l’ensemble est superbe, les faces avant et arrière sont particulièrement réussies. L’application de la peinture, peut-être du fait de la taille du véhicule, semble meilleure que ce que l’on constate habituellement sur la production du manufacturier. La partie haute est entièrement en plastique puisque le véritable car est une sorte de véranda à roulettes. Ainsi la luminosité de l’habitacle est exceptionnelle. L’arrête centrale, structure haute du véhicule, est peinte en argent ainsi que la ramification des piliers supportant le tout. Où cela devient excitant, c’est que cette partie est amovible. Et alors ? Vous demandez « et alors ? » ! Mais on peut y installer des passagers évidemment ! Trente (en réalité) et non trente-cinq comme nous le propose la miniature*, plus le chauffeur. Et c’est suffisant car, si le gabarit est adapté aux sinueuses routes helvétiques, le moteur, lui, est à la peine dans les côtes. C’est vrai que 4 cylindres et 110ch pour un engin de 9,20 m de long et 2,25m de large qui doit bien peser dans les… très beaucoup en charge; je me doute de l’effet. Déjà que je trouvais cette puissance, sur une auto de 790 kgs, un poil courte !
Les passagers au 1/87 sont courants. Le chauffeur doit pouvoir se trouver. Je ne sais pas s’ils avaient un uniforme. On va dire que le premier venu, sous réserve qu’il possède le permis de conduire, fera l’affaire. Et voilà notre petit bus prêt à prendre d’assaut (lent) les alpes. C’était franchement bien vu cette caractéristique. Parce que ce Mercury était à la fois un jouet et un élément de décor d’autant plus réaliste qu’il y avait de la vie. Dans sa livrée bleue, il était destiné aux voyages plus longs, mais en dehors de routes plates et dégagées, il fallait être patient. Avec plus de 100 km/h en pointe,

ses performances étaient limitées déjà à l’époque, mais paradoxalement suffisantes aujourd’hui encore, au regard des limitations sur autoroutes.

Revenons au modèle réduit 87 fois et regardons sa conception. Elle est on ne peut plus simple. Une coque en zamak, que voici, vue de dessous et dessus. Vous noterez en plus de ses informations standard sur les modèles de la marque, la numérotation « 303 » qui est celle d’un collectionneur qui marquait toutes ses miniatures de cette façon, comme je peux vous le montrer avec cette Vespa 400 Dinky-Toys, ayant appartenu au même passionné méticuleux. Sous ces angles on croirait presque que le seul détail du moule est le siège du chauffeur. Ce serait déjà oublier la finesse des détails (au 1/87 je vous le rappelle) que l’on peut observer sur le pourtour de l’autobus. Il y a, par exemple, le support du macaron postal qui sur mon exemplaire, je le déplore, a été mal centré lors de son application [conformément aux informations données par Eric Bryan, le logo noir n’a rien à voir avec le service postal, mais est le logo de la marque de ce bus qui n’est pas un Saurer mais un FWB !]. Ce même support se retrouve d’ailleurs sur la version « civile », si vous l’observez bien. Non il n’est pas de l’autre côté (ah ah ah !), mais j’ai volontairement inversé la photo, chapardée à l’Auto Jaune, histoire de rompre la monotonie.

Bus assez mal connu il compte d’ardents défenseurs et le musée du transport postal suisse (ciblé comme thème, non ?) en possède un modèle réduit de toute beauté, mais de 92cm de long puisqu’il est au 1/10. Celui de Mercury mesure, lui, près de 11cm.

Ses sièges sont tous rassemblés en une seule pièce de plastique… transparent ! C’est la peinture qui la recouvre qui est rouge. La même matière servait donc à faire la verrière et l’intérieur. Mais j’arrête là, car je sens que je vous lasse. Alors je vous laisse avec une petite vidéo avec son & couleurs s’il vous plait !

Le vrai en action http://www.youtube.com/watch?v=uD30lGEzSrI

* Sauf à ce que ce modèle ne soit pas la réplique du Saurer 2H, mais c’est ce que j’ai trouvé de plus approchant.

Eh bien voilà, grâce à Eric Bryan, on sait maintenant que ce bus n’est pas un Saurer mais bien plus certainement un FWB, fabricant suisse concurrent ! Et pour preuve ce modèle qui arbore sensiblement la même face, et qui de plus compte le même nombre de vitres. Voilà un lecteur attentif qu’il nous faut remercier pour sa perspicacité.


Modèle : FWB C40U (1956)
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Postauto_FBW_C40U.jpg

 

Modèle : 2H (1957)  http://caralpin.ch/html/generic.php?page_id=veh_2h&lang=fr

Photos  http://www.buchard.ch  et  http://www.lineoz.net/forum/viewtopic.php?f=14&t=19389

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